Comment créer sa maison d’édition

Aujourd’hui, grâce à Internet et l’essor du numérique, c’est devenu assez facile… en principe. Il n’y a qu’à regarder tout ceux qui rêvent de se lancer. Ce n’est donc pas infaisable. Mais il y a quelques trucs à savoir.

Sur un précédent blog, je relatais mes débuts laborieux. J’avais fait une première tentative avortée, vite restée au stade du projet. En effet:

  • je n’avais aucune mise de fonds. Aucune.
  • je ne connaissais rien à l’imprimerie
  • je ne connaissais rien aux techniques d’illustration
  • je ne connaissais rien à la maquette d’un livre, au travail du graphiste, etc…

Bref, tout ce qu’il ne faut pas faire.

Un an plus tard, un peu mieux renseignée, je me lance avec:

  • une mise de fonds de 6000 €
  • un satut d’auto-entrepreneur

PREMIÈRE ERREUR! Le statut d’auto-entrepreneur ne convient pas à l’activité d’édition. Il y a beaucoup de frais qu’on ne peut pas déduire et on ne peut pas non plus récupérer la TVA. De plus, c’est un frein pour les diffuseurs. À la limite, testez votre projet pendant 6 mois, mais ensuite, abandonnez ce statut. Ce que j’ai fait au bout de… deux ans.

Quel statut adopter alors?

Si vous voulez faire le job cool cool, vous pouvez opter pour un statut associatif, facile à gérer, mais avec ses limites:

  • Vous ne pourrez pas emprunter (or, ça peut être utile)
  • la bisbille peut s’installer avec les autres membres
  • difficile ensuite de passer en société

À mon avis, le mieux est de choisir l’EURL avec impôts sur les BIC. En gros, vous déduisez toutes vos charges et dépenses de votre chiffre et vous êtes imposé sur l’éventuel bénéfice.  Une chose à savoir, cependant: téléphonez à l’URSSAFF pour connaître le montant provisionnel de votre futur RSI. En effet, au début, vous paierez un forfait qui sera ensuite ajusté sur votre revenu réel. Pour info, au mois de novembre 2012, ce forfait est de 558 € par trimestre.

Une fois votre structure juridique choisie, il vous faut un nom, un site et un logo. Soit vous avez dans compétences dans la matière et vous pouvez vous bidouiller quelque chose de très bien tout seul, soit vous êtes complètement à côté de la plaque et il faudra faire appel à un professionnel. Oui, je sais, il existe plein de plates-formes qui permettent de créer son site en ligne mais franchement, le design est très laid. Au final, on a un résultat qui fait tout sauf sérieux. C’est pareil pour le logo. De toute façon, l’édition est une entreprise comme une autre, qui nécessite des investissement, notamment au niveau de la communication. Si vous n’êtes pas prêts à les faire, inutile d’aller plus loin…L’idéal: avoir un bon ami doué en la matière!

Donc, vous avez la structure; le site, le nom et le logo. Il ne vous reste plus qu’à publier. Mais quoi et comment? Là encore, il y a quelques règles à respecter.

  • choisissez une ligne éditoriale et respectez-la. Il n’y a rien de pire que ces maisons d’édition fourre-tout où on trouve pêle-même du polar, de la jeunesse, de la cuisine, de la fantasy…De toute façon, on publie ce qu’on aime lire, donc, ça devrait faciliter le choix. Si vous avez des goûts très pointus, c’est peut-être l’occasion de créer une niche.
  • définissez une charte graphique et une identité visuelle
  • faites des collections: par tranche d’âge, par thème…et à chaque collection, son identité visuelle.

En outre, on n’oubliera pas de:

  • demander une liste de numéros ISBN à l’Afnil
  • s’inscrire à la Sofia pour la gestion du droit de prêt

Ça, c’est pour la forme. Mais pour le fond? Comment trouver des auteurs?

En général, celui qui crée une micro-maison d’édition y publie ses propres textes. C’est mon cas. Écartons tout de suite les hypothèses d’un ego surdimensionné. D’une part, je suis déjà publiée depuis pas mal de temps dans une grosse maison d’édition, donc aucune frustration de ce côté là. D’autre part, en cas d’échec, il vaut mieux se planter toute seule avec ses propres écrits. Mais le but, c’est d’abord de donner vie au travail d’autres auteurs.

Vous verrez que c’est assez facile d’en trouver. Dans votre entourage, la chose va se savoir assez vite et il y aura toujours un cousin pour en parler à une amie qui s’empressera de vous envoyer sa prose. Vous aurez également pris soin de créer une page Facebook dédiée à votre petite entreprise. Elle va rapidement attirer pas mal de monde mais ne vous y fiez pas: ce ne sont pas des lecteurs en puissance, juste des aspirants à la publication, pour la plupart. Et c’est là que se trouve votre vivier. Régulièrement, on vous proposera des projets parmi lesquels vous devrez choisir en fonction de vos goûts…et de votre budget.  Pour être rentable, c’est à dire ne pas perdre d’argent et auto-financer les productions suivantes, hé bien, il faut publier le plus possible au début. Mais pas n’importe quoi. Chacun à ses méthodes pour faire son choix. Certains aiment s’entourer d’un comité de lecture. Personnellement, je me fie à mon impression première (c’est toujours la bonne, surtout si elle est mauvaise) et à mon instinct. Jusqu’à présent, ça marche.

Bon, vous avez déniché de merveilleux manuscrits. Il vous faut des illustrateurs, surtout si vous donnez dans la jeunesse. Même procédé de recherche que pour les auteurs. Évitez absolument la bonne copine qui "rêve d’être illustratrice" et qui ne maîtrise aucun des logiciels indispensables à la réalisation d’un travail professionnel. Ses coloriages donneront un effet épouvantable à l’impression et votre précieux bouquin se heurtera à la moue pincée des libraires. Une maison d’édition est une entreprise comme une autre, qui doit éviter de perdre de l’argent. Ce n’est pas un bon plan de copinage. Bien sûr, vous en vexerez certains. Pas grave.

À propos d’argent, il y a un poste qui pèse très lourd, c’est celui de l’imprimeur. Faites faire des devis. Les noms circulent vite dans le milieu, on vous recommandera X, on vous déconseillera Z. Imprimer en France est cher, l’Europe de l’est peut être un bon plan. Grâce au numérique, il est possible de faire de petites quantités, quitte à demander du réassort. Munissez vous d’une calculette et définissez la quantité à imprimer: le prix de revient à l’unité du livre est déterminant pour son prix de vente. pensez aux remises libraires (pas moins de 30%), aux frais postaux, aux remises distributeur si vous en avez un (pas moins de 56%). plus la quantité est importante, plus le prix de revient sera intéressant. Mais il faudra quand même payer la facture. Négociez un règlement à 60 ou 90 jours et refusez de donner un acompte. Il y a pas mal d’imprimeurs en concurrence, ça facilite les choses. Si vous faites des albums cartonnés, vérifiez qu’il y a un façonnier. Bref, ne vous pressez pas. La relation de confiance est importante avec votre imprimeur. Normalement, il doit vous aider gratuitement en cas de petits soucis de pré-presse (rafraîchir un code-barre, par exemple). NÉGOCIEZ!

Outre un bon imprimeur, il vous faudra un correcteur et un maquettiste. Si vous connaissez bien les logiciels de mise en page, vous pouvez vous passer du maquettiste, sauf si il y a un vrai travail créatif, par exemple un album.

Ouf! Après tous ces efforts, vos cartons de livres sont là. Il va falloir les vendre, à présent. À qui? Comment? Plusieurs possibilités:

  • les librairies de proximité: vous serez obligés de faire du dépôt, mais ça vous ouvrira des portes et évite de gérer les retours. Si les libraires s’impliquent, ça peut donner d’excellents résultats.
  • les dédicaces: demandez les aux libraires, aux Cultura, Leclerc, Auchan…
  • les salons: démarrez par les petits salons régionaux et quand le catalogue s’étoffe, visez plus large. Attention, certains salons n’invitent que des auteurs, pas les éditeurs (d’où l’intérêt de la double casquette). D’autres passent par une librairie à laquelle il faut reverser un pourcentage de la recette. Tous les salons ont leur site internet et là aussi, le bouche-à-oreille marche bien.
  • les interventions dans les écoles: en général, suivies de commandes ou de dédicaces et rémunérées.
  • un diffuseur: seulement si vous avez un catalogue et attention aux retours. L’idéal: ne pas tout mettre chez lui et garder le plus possible de contacts et ventes directes. Mais c’est très utile.

Ça vous dit toujours de vous lancer dans l’aventure? Il y aurait encore plein de choses à dire, c’est l’objet de ce blog. Mais si le coeur vous en dit, lancez-vous et qui sait? À bientôt sur un prochain salon?

 

 

35 réflexions sur “Comment créer sa maison d’édition

  1. Merci pour toutes ces informations très intéressantes. J’ai pensé plusieurs fois me lancer également mais je pense que je n’ ai pas la force nécessaire pour faire face à tous ces problèmes.

  2. J’aimerais beaucoup me lancer, cela fait des années que je fais de graphisme donc niveau logo, maquettes des livres et tout, je peux tout faire toute seule. Donc je n’aurais pas de soucis à me lancer. La pub j’adore faire cela, je n’aurais aucun mal à contacter des librairies, à aller communiquer avec des imprimeurs… etc. Ce qui me gène c’est la gestion administratif et niveau comptable, je ne suis pas très papier, ça m’énerve vite. Est ce facile toute la gestion des papiers ?

    • Désolé pour le retard, rêveur, mais je me sens intéressé par ta proposition. Se réunir pour faire un projet en partenariat me parait être la meilleure solution pour éditer librement ;)

    • Bonjour rêveur, votre idée de lancer un projet de partenariat peut etre une bonne chose, moi meme etant jeune et motivé j’aimerai beaucoup me lancer dans l’édition de livre, car c’est ce qui nourrit le mieux mon esprit et je me doute que beaucoup d’auteur talentueux n’ont pas la chance de se faire connaitre. Et j’aimerai beaucoup leur donner cette chance. J’ai une idée de concept mais je ne l’etalerai pas ici, vous pouvez m’ecrire à cette adresse : gromer_nicolas@hotmail.fr pour en parler si vous le souhaitez. Bien evidemment si d’autre personne de passage sont interessées , ils peuvent m’ecrire aussi. J’ai quelque sous qui constiturai un jolie fonds, bref. Je cherche activement un "associé" , un "partenaire". En esperant une reponse. Bonne journée.

      • Le statut d’auto-entrepreneur permet de ne pas payer de charges quand le CA est nul… mais on ne peut pas déduire ses frais. Donc, s’il peut être intéressant pour démarrer et tester une activité, il n’est absolument pas adapté à l’édition. L’EURL permet de déduire les frais, c’est donc une meilleure solution.

      • merci pour votre réponse rapide , et très explicite pour moi, merci encore pour le temps que vous accordez aux réponses, c’est très gentil!

  3. Bonjour je voulais savoir quelles sont les démarches à suivre car je suis totalement novice en la matière et je serais intéressée pour ouvrir une maison d’édition pour des livres jeunesse uniquement dans l’apprentissage des langues étrangères , mais je ne sais pas quel est la différence de statut entre s.a.r.l et auto entrepreneur , je ne voudrais pas me louper , en gros j’aimerais savoir quelles sont les erreurs à ne pas faire , merci pour ce blog !

  4. Bonjour,
    J’aimerais fonder une maison d’édition associative en deux autres personnes. Quelles sont les limites par rapport à une EURL ? Nous ne voudrions pas faire de cette activité notre principale, il s’agit simplement d’une activité secondaire (nous avons tous des activités plus importantes). Merci,

    • pouquoi pas une scop ? asso et scop ont en commun d être des structures collectives ( économie sociale et solidaire ) . Dans le cas de l association elle est sous statuts loi 1901 donc à but non lucratif et le bureau est bénevole . Les revenus générés ( éventuellement ) reviennent à l asso ..;qui peut défrayer es membres ou salarier une personne ( ou plusieurs ) . pour les scop , vous pouvez vous renseigner auprès de l’union regionale des cop ( URSCOP ) de votre region . et pour ce qui est de l Economie sociale et solidaire , il doit exister dans votre région soit une chambre regionale de l ESS ( CRESS) soit une structure charge de tout ça ( ça dépend des regions . Il existe aussi maintenant des cooperatives d activite et d emploi qui sont des stuctures d accueil et d appui pour celles et ceux qui veulent creer leurs activités , et qui peuvent mutualiser un certain nombre de fonction et qui assure un statut interressant puisqu on est a la fois salarie de la structure et cooperateur . L edition etant déjà ( en tout cas pour moi ) dans une forme d économie de partage , ça a du sens de se tourner plutot vers des structures de l economie solidaire .

      pour ce qui est des financements possibles , renseignez vous aupres des collectivités , des structures d’ accompagnement de l’ESS : France active peut faire des prêts aux associations, certaines collectivités ( dont la mienne ) aident à la création de SCOP , des fondations peuvent être interressées pour soutenir certains projets assocaitifs , des aides exisent via l’ADIE , pour completer des financements . Bref , il n y a pas que le statut d auto entrepreneur et les projets collectifs , s’ il necessite comme ecrit " de bien entendre " sont aussi souvent plus solides …. ( l ESS c est 10% du PIB et 10% des emplois en France en gros )

  5. Bonjour,
    Merci pour ce blog qui est une mine d’info ;)
    Nous sommes en train de monter notre projet de maison d’édition avec mon mari.
    Nous voulons déposer notre nom et je me demandais si vous pouviez me renseigner sur les classes qu’il faut choisir, si vous l’avez fait aussi. Nous avons peur d’en oublier et comme il faut repayer à chaque fois…
    Merci d’avance,
    Cordialement

  6. Bonjour , je vois qu’imprimer un livre est moins cher à l’étranger or j’aimerais savoir comment pourrais- je faire pour pouvoir travailler avec un imprimeur étranger , la langue est une barrière et j’ai aussi peur du rendu et pour la livraison comment est ce que cela se passe? Merci pour le temps que vous accordez à chaque question. Cordialement sana.

  7. Bonjour et merci pour votre blog :) juste une petite question: pour obtenir le code isbn il y a une procédure particulière? et est-ce qu’imprimer soit même, pour de petits tirages, ne serait pas intéressant? je ne compte pas vivre de cette activité mais vraiment me faire plaisir !!! merci et bonjour de Corse :)

    • Bonsoir la Corse!
      Pour avoir un ISBN, il suffit de contacter l’AFNIL, rue Grégoire de Tours, à Paris. Vous demandez des numéros et ils vous en envoient rapidement un vingtaine. C’est gratuit. Il y a un site internet avec tous les renseignements pratiques. Pour les petits tirages, ça peut être très bien pour tester. Il y a plusieurs imprimeries qui en proposent à des prix corrects. Essayez SOBOOK à Lille, mais il y en a d’autres. Demandez des devis pour vous faire une idée. Très cordialement.

  8. Bonjour,

    Merci pour tout ce boulot ! Quel statut conseillez-vous pour éditer (un peu) et commercialiser mais aussi vendre des produits éditer par d’autres ?

    Cdt

  9. Très bon blog. On apprécie car ce n’est pas sortit de la tete d’un illuminé mais bien de quelqu’un qui vit et qui sait de quoi il parle. Chapeau bas M.Plume en Herbe !

    Comme beaucoup ici, je pense sérieusement a me lancer, j’avance petit à petit et vos conseils sont … pertinents et vivifiants. Je pense aussi que la double casquette peut être un atout. Ma foi on verra ce que ca donnera dans le temps ! Je vous tiendrai au courant !

    • Oops c’est maintenant M.GreenQuill ! Felications car j’ai vu qu’un de vos livre a remporté un prix a Versailles. Ca fait chaud au coeur !

  10. Bonjour a tous. Ben comme beaucoup sur ce blog, je souhaite creer une maison d’edition mais specialisé dans le manga et le comics, tout comme gromer, j’ai une idee et des fonds, j’ai aussi un ami (mon associé) qui est graphiste,le site web est en preparation ainsi que tout ce qui est demarche administrative, nous souhaiterions trouver une personne motiver pour ce joindre a nous dans ce projet,. Mon associé et moi habitons sur paris/ile de france. mon mail: Paper_max@msn.com

  11. Bonjour ! Voilà je n’ai que 19 ans mais mon plus grand rêve est d’avoir ma propre maison d’édition. Or c’est un milieux difficile… C’est pour cela que j’aurai aimée savoir si par hasard vous n’avez pas besoin d’une stagiaire ? Où simplement avoir l’occasion de discuter avec un éditeur et écrivain en même temps serait un grand privilège ! Alice.

  12. Bonjour à tous,
    J’ai actuellement mon premier contrat de traduction avec un auteur anglais et j’ai la possibilité de le publier par la suite. Du coup, je caresse un de mes rêves, celui de devenir traductrice et éditrice. Je recherche actuellement d’autres auteurs non publiés en France ainsi que des informations concernant les démarches demandées aux éditeurs. (si ces démarches sont différentes de celles liées aux auteurs français).
    Auriez vous donc quelques informations sur les modalités contractuelles concernant les achats de droits français à des maisons d’éditions étrangères (particulièrement anglaises et américaines), ainsi que les démarches obligatoires d’un éditeur d’auteurs étrangers?

    Merci d’avance et encore merci pour ce super blog!
    Lily

  13. Bonjour, je suis tombé sur votre blog : http://mapetitemaisondedition.wordpress.com

    Bravo. Très intéressant.

    Cependant, j’aurais une ou deux questions si vous le permettez : je souhaite distribuer l’œuvre d’un auteur mais je suis pour l’instant un particulier.

    Par souci de statut je souhaite créer une maison d’édition afin de distribuer sur le net le premier volume d’une série. Si par la suite la vente du premier volume est concluante, d’autres volume suivront, mais uniquement de cet auteur et pas plus de 3 ou 4 par an.

    Pensez-vous pertinent d’ouvrir une maison d’édition uniquement pour cela afin d’officialiser le statut éditeur/auteur ?

    Si oui, d’après vous, quel statut conviendrait le mieux a ce projet : auto-entrepreneur ? Association (pas tout compris, en plus je suis seul…)…

    Je vous remercie d’avance.

    Cordialement.

  14. bonjour,
    je voulais te remercie car cela fait un moment que je recherche un blog comme le tient. Par contre il y a des questions que j’aimerai te pose, serai t il possible:
    -Je voudrais me specialise dans les mangas aurai tu un blog ou un conseil a me donne?

  15. Bonjour,
    Serait-il possible de savoir pour quelles raisons exactement vous pensez que le statut d’auto-entrepreneur ne convient pas au lancement d’une petite maison d’édition indépendante? Vous en énumérez certaines, mais il me faudrait plus de détails avant de trancher…Merci d’avance

  16. Bonjour,
    nous venons de parcourir "comment créer sa maison d’édition".
    Nous avons pour projet de créer une petite maison d’édition de livres audio sur différents supports (cd, clef USB, téléchargement).
    Aurais-tu des conseils ou des directions de recherche supplémentaires ?
    Cordialement,
    Daniel & Iris

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