Coaching littéraire

cropped-p1010712.jpgAvec mon activité d’éditrice, j’ai tout naturellement été amenée à retoucher certains textes soumis par des auteurs en vue de leur publication. Très honnêtement, ce n’était pas un travail considérable car ils étaient aboutis et les corrections étaient mineures. Même pour un roman aussi volumineux que La Treizième Concubine, l’ampleur des modifications n’était pas insurmontable. En fait, tous ces auteurs avaient un point commun: une solide maîtrise de la narration et de la construction romanesque, ce qui leur permettait de livrer un « premier jet » presque impeccable.

En revanche, j’ai souvent eu entre les mains des dizaines de manuscrits qui, si ils révélaient un univers riche et intéressant, n’étaient absolument pas exploitables. Trop de défauts les rendaient impropres à la moindre publication en l’état et une refonte complète, voire pour certains une réécriture, s’imposait. J’avoue avoir été découragée par l’ampleur de la tâche et je n’ai pas donné suite à ces envois car j’estimais – et c’est toujours le cas – que quand on vise une publication, il y a un niveau en dessous duquel on ne peut décemment pas descendre. Écrire, ce n’est pas seulement se laisser porter par sa plume, c’est aussi respecter certaines règles incontournables de narration et de composition.

Il est bien évident que si ces personnes avaient bénéficié de conseils appropriés en cours de route, leur travail aurait sans doute connu un autre sort. Certains me demandaient des analyses critiques détaillées, ce à quoi je me suis refusée car il aurait fallu y consacrer bénévolement un temps considérable, ce que je ne pouvais pas me permettre. Mais la frustration de voir des textes pas aboutis demeurait.

Il y a quelques semaines, une amie m’a sollicitée pour l’aider à mener à bien un projet éditorial sérieux, commandé par une grosse maison d’ édition. En fait, il s’agissait d’un guide pratique dans le domaine juridique, ce qui était plus simple qu’un roman puisque sans personnage, enjeu ou émotion. Toutefois, le texte était un joyeux bazar, bien écrit, mais sans plan cohérent, bref carrément foutraque.

Au fil des séances de travail, je me suis aperçue que le public qu’elle visait était trop restreint. Nous avons donc retravaillé le projet pour cibler un lectorat plus vaste, supprimé certaines parties inutiles, développé d’autres thèmes afin d’obtenir quelque chose de satisfaisant. Et je me suis aperçue que je prenais un énorme plaisir à remodeler de fond en comble un texte qui n’était pas le mien, sans pour autant trahir l’esprit de son auteur.

Une chose n’arrivant jamais par hasard, une seconde relation m’a également demandé mon aide pour carrément démarrer son projet littéraire. Comme cela faisait longtemps que je cherchais à diversifier mes activités, j’ai accepté.

Il est évident que je me fais rémunérer pour cela. Et devant la satisfaction affichée par ma première cliente, je me suis dit que Plume en Herbe pourrait aussi proposer cette prestation d’aide à l’écriture.

Il y a donc une page en préparation avec deux types d’offres:

  • Une prestation forfaitaire pour les auteurs qui veulent avoir un retour sur un texte développé, incluant une note de lecture, l’annotation du manuscrit et un entretien personnalisé d’une heure trente, soit de visu, soit par téléphone pour les non-Parisiens.
  • Une consultation, c’est à dire un accompagnement à la demande formalisé par des entretiens de visu ou téléphoniques afin de mener à bien un projet en cours d’élaboration avec des tarifs dégressifs et forfaitaires.

Je suis en train de peaufiner tout ça pour les jours prochains…

La question du coût est épineuse en ces temps de crise économique mais je reste fidèle à ma devise: des prix raisonnables pour que la progression soit ouverte à tous. Il ne s’agit pas de se brader – dans ce cas, on mésestime son propre travail,et soi-même – mais de trouver un juste équilibre entre la qualité du service proposé et les possibilités des clients potentiels.

Je sais à quel point la publication est une chose importante pour certains. Mais pour y parvenir, il faut s’en donner les moyens…

Très bel été à tous!

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Le salon du livre (1)

Le salon du livre (1).

Dans la lignée du précédent article…

Le bénévolat…non merci!

En tant qu’auteur/éditeur, il m’arrive souvent d’être invitée à donner de ma personne. Malheureusement, ce n’est jamais pour aider Brad à échapper aux griffes d’Angelina. Non, c’est beaucoup moins excitant que ça…mais tout aussi culotté.

Scénario n°1: L’instit de ZEP

Il adore les livres jeunesse et traîne depuis un bon moment devant votre stand. Il les tripote, les écorne, les pelote avec avidité. Vous aimeriez bien qu’il se décide mais non, il entreprend de vous raconter ses astuces pédagogiques avec ses élèves, des gamins d’une Zone d’Éducation Pourrie Prioritaire qu’il s’efforce de détourner de Call of Duty. Vous finissez par vous laisser toucher par son enthousiasme, il aime vos livres, peut-être les  fera t-il découvrir à sa classe…Et soudain, le coeur battant, vous entendez un doux tintement à vos oreilles émues: « Accepteriez-vous de venir dans ma classe? »

Vous levez vers lui un regard de chien adopté à la SPA, éperdu de reconnaissance – enfin quelqu’un qui prend la mesure de votre talent – mais le mot de la fin vous rattrape:

-« … GRATUITEMENT »…

À présent, deux options s’offrent à vous.

  • L’important, c’est d’être invité dans une classe. Peu importe que ce soit à 60 kms aller/retour et que la question de vos frais de déplacement ne soit même pas effleurée. Il faut savoir être généreux et soudain, vous vous sentez une vocation d’alphabétisation. Tant qu’à faire, vous auriez même payé pour y aller. Et puis, de toute façon, vous vous y retrouverez, il y aura sûrement une commande de classe derrière…Vous acceptez avec la gratitude d’un migrant rescapé des eaux. L’instit a noté vos coordonnées et vous enverra un mail dès ce soir pour bloquer une journée entière d’interventions, ce serait bien que ses collègues en profitent. Et grand seigneur, il vous achète un exemplaire de votre petit roman poche à 7,50€. C’est pour la classe, il le leur lira à haute voix pour qu’ils puissent vous en parler lors de votre visite… et il le passera aux collègues. Tout se recycle.
  • Vous tiquez au mot GRATUITEMENT. Vous regardez la pile de livres aux jolies couvertures qui vous ont coûté un bras. Où se situe l’école déjà? Ce n’est pas dans un coin très Charlie, ça peut être dangereux. Et d’ailleurs, qui dit que les gamins savent déjà lire? En CM2, rien n’est gagné, surtout à Sarcelles/Champignon. Et puis, vous n’aimez pas conduire. Il ne vous reste plus qu’à dévisager l’audacieux et lui demander si, lui aussi, il travaille gratuitement. Devant sa mine estomaquée, vous concluez : « Moi non plus » avant de récupérer l’exemplaire qu’il patouille depuis des heures. Invendable.

Ben oui, il y en a qui pensent qu’écrire n’est pas un travail…Cela étant, il y en a qui s’offusqueront de mon égoîsme mais sachez que si vous acceptez d’aller où que ce soit gratuitement, autant proclamer que ce que vous faites ne vaut RIEN. Les interventions scolaires demandent un vrai investissement et il est impensable de donner autant pour rien, sans aucune contrepartie. À la rigueur, une belle commande de classe pour CHAQUE élève peut vous inciter à lâcher du lest mais c’est tout.

Scénario n°2: la kermesse annuelle de l’école

L’histoire commence par des tirs groupés de mails, libellés de façon assez similaire. L’Association de parents d’élève se réveille à l’approche de la kermesse annuelle et sollicite des dons pour faire des lots, et pour moi, ce sont des livres. Je dois en avoir plein qui attendent sous le pilon, pensent-ils. Bon, pourquoi pas, on a toujours des titres qui marchent moins bien…Mais là où ça se gâte, c’est que nulle part il est question d’une quelconque participation aux frais d’envoi. Pensez donc, un livre, ça vole, ça déploie ses pages, comme un papillon. Ou alors c’est super léger, d’ailleurs ils sont tous en numérique, sauf que pour des lots, ce n’est pas pratique. Mais tant qu’à faire, l’éditeur pourrait offrir des liseuses, non?

Si vraiment vous avez des vélléités de vider votre stock à vos frais, envoyez plutôt les colis à Haïti…Le tarif international est moins cher et vous serez sûrs de faire plaisir aux gamins.

Mais si comme moi, ce genre de demande « à la Rom » vous irrite, vous pouvez toujours répondre par retour de mail que votre structure ne fait pas partie du staff du Père Noël…et suggérer une vente de beignets aux pommes par le biais du porte à porte, ça donne l’esprit d’entreprendre aux enfants.

Qui a déjà connu ce genre d’anecdotes?

 

Suivre ses envies. Et pourquoi pas ? Blog du Dimanche

http://www.blogdudimanche.fr/suivre-ses-envies-et-pourquoi-pas/
Je partage ce très bon article car j’aurais pu l’avoir écrit mot pour mot…
Suivre ses envies, affronter les réticences des proches, oser…tout y est. Je retrouve l’état d’esprit qui était le mien lors de la création de Plume en Herbe.
Et maintenant que je prépare d’autres projets, l’excitation animale de « suivre son instinct » refait surface…

Logifiel

https://logifiel.wordpress.com/
Il y a un talent que je n’ai pas, c’est celui de la satire d’actualité… j’aime beaucoup ce blog en lien, drôle, décalé et politiquement assez incorrect, c’est le moins qu’on puisse dire…

« 50 nuances de Grey » en 20 citations ridicules

http://evene.lefigaro.fr/livres/actualite/cinquante-nuances-de-grey-les-20-citations-les-plus-ridicu-1247242.php
Vous avez sûrement entendu parler de ce livre qui a fait se pâmer les prudes Anglo-Saxonnes…Nous les Françaises, il nous en faut plus pour nous émouvoir. Je l’ai lu -pas acheté, j’aime mieux les Pepito – et je l’ai trouvé tordant, justement à cause de ces ridicules citations répertoriées dans l’article. C’est le seul livre de pseudo-cul qui se lit en gloussant et pas d’excitation…

Aller voir sur Pinterest.

Aller voir sur Pinterest. Mon mur d’inspiration – http://www.pinterest.com/valerie972/mon-mur-dinspiration/?s=3&m=wordpress
En ce moment, je travaille sur un bouquin qui n’à rien à voir avec la jeunesse, vu les scènes de cul que je me complais à écrire 🙂
J’aime bien me faire un mur d’inspiration pour visualiser les lieux,planter le décor…
Pinterest est très pratique pour ça.
Y en a t’il parmi vous qui l’utilisent?